Gildas Morvan heureux !

Il en fallu de la volonté pour terminer de belle manière cette Solitaire URGO Le Figaro. Arrivé cet après-midi à Dieppe en 24ème position sur 46 concurrents, Gildas Morvan peut être fier de son parcours sur cette dernière étape. « J’étais dans le match, particulièrement après le phare de Wolf Rock. Il y a eu beaucoup de rebondissements notamment le long des côtes anglaises. Mais j’étais dans le bon paquet. Heureux de naviguer aux côtés des meilleurs ! » contait à son arrivée à Dieppe le skipper de « Niji ».

L’homme de Landéda a en effet effectué un superbe parcours compte tenu des circonstances : un talonnage sur la première étape qui l’a contraint à abandonner les deux suivantes, une bataille de tous les instants pour courir la dernière manche et enfin la victoire d’être au départ de Roscoff samedi dernier. « Je me suis battu comme un chien pour finir en beauté. Je ne voulais pas de frustration pour mon partenaire et pour moi, il fallait que l’aventure continue ! » racontait Gildas une fois son Figaro Bénéteau 3 amarré.

Puiser au plus profond de soi-même

Ça se passe comme ça sur La Solitaire et Gildas Morvan le sait mieux que quiconque.

« Tu ne dors pas, tu es en permanence aux réglages, tu ne lâches pas le morceau. Et c’est encore plus vrai sur ce nouveau bateau. Il demande d’être chouchouté ! » raconte le marin.

Formidable persévérance, envie de bien faire, Gildas arrivait, après les affres anglaises et une traversée de la Manche compliquée, aux avant-postes (11ème ce matin) sur les côtes normandes.

« J’étais parfaitement dans le tempo, lucide, mais j’ai pensé qu’il valait mieux tenter le large plutôt que de prendre des risques à la côte. Et je me suis planté ! Mais je ne regrette rien, ce fut une bonne partie de plaisir ! » confie celui qui a enfin chaussé les Croc’s® après une étape en bottes.

Lui, c’est ce qu’il faut retenir de la participation de Gildas Morvan sur cette édition exceptionnelle qui voit la victoire de Yoann Richomme. Un Gildas amoureux fou de la compétition en mer qui n’a pas perdu les manettes après deux ans de break et un nouveau bateau très différent. Un skipper qui s’applique à faire sourire le public à terre, un géant performant qui n’a pas dit son dernier mot :

« Je suis heureux. Heureux d’avoir fait ce qu’il fallait pour mon partenaire Niji, Heureux de constater que je peux jouer avec les meilleurs, heureux d’être à Dieppe comme concurrent de La Solitaire qui n’est pas une mince affaire ! ».

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