Ca s’en va et ça revient !

Oh que la Solitaire Urgo Le Figaro est faite de tout petits riens ! Parti hier à 16h25, devant la baie de La Baule, Gildas Morvan et ses 46 concurrents n’ont pas chômé depuis… Le skipper de Niji, face à la meute d’enragés, a d’emblée assuré ses arrières : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! De 32ème hier soir, l’homme aux Croc’s® bleues a effectué une remontada d’anthologie… Il pointait à l’approche de l’île d’Yeu en 12ème position ce matin, là où il doit être, avec ses camarades de jeu à l’expérience bien trempée, à l’image des Michel Desjoyeaux, Adrien Hardy, Morgan Lagravière, les hommes de têtes. Clairement, Gildas Morvan a optionné pour remonter le paquet et rejoindre le Top Ten. Sa trajectoire toujours décalée prouve que l’expérience paie : ne pas suivre mais tenter !

Ménager l’homme et la monture

Autant dire que les premières 24 heures de course n’ont pas été de tout repos. Entre les réglages de la machine, les manœuvres d’envoi et d’affalage de voiles, la stratégie à adopter, il faut se nourrir et tenter de dormir… 10 mn. C’est tout cela la Solitaire du Figaro : ménager la monture et le bonhomme ! Imaginez la nuit noire, les feux des phares et des cardinales, les concurrents jamais loin, la fatigue qui se fait sentir… Mais comment font-ils ? Cela paraît inimaginable et c’est ce qui force le respect. La Solitaire est aussi une course par élimination et c’est la fatigue qui en est bien souvent la cause car il faut tenir le rythme de 4 jours et 4 nuits quasi sans dormir. Cet après-midi, l’île d’Yeu dans le tableau arrière, Gildas Morvan fourbit ses armes face au vent, à tirer des bords de bords de près cap sur Kinsale, en passant Belle-Ile-en-Mer puis la pointe de Bretagne qu’il connaît par cœur. Bientôt le vent devrait reprendre de la vigueur et venir de l’arrière, ce qui devrait engendrer un peu moins de manœuvres mais demander tout autant de concentration !

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